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 <title>CorsicaNova.Com</title>
 <subtitle><![CDATA[Les dernières news de CorsicaNova.Com]]></subtitle>
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 <updated>2009-07-03T23:40:07+02:00</updated>
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   <title>Bustanico: Village authentique au coeur de la micro-région du Boziu</title>
   <updated>2009-04-29T18:11:00+02:00</updated>
   <id>http://www.corsicanova.com/Bustanico-Village-authentique-au-coeur-de-la-micro-region-du-Boziu_a243.html</id>
   <category term="Tourisme" />
   <photo:imgsrc>http://www.corsicanova.com/photo/imagette-1326841-1748143.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-16T00:00:00+02:00</published>
   <author><name>contact@hotel-uliccedu.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
A la redécouverte du centre de la corse       <div><b>le Boziu :terre de contrastes et d'identité à travers le village de Bustanicu</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.corsicanova.com/photo/1326841-1748143.jpg" alt="Bustanico: Village authentique au coeur de la micro-région du Boziu" title="Bustanico: Village authentique au coeur de la micro-région du Boziu" />
     </div>
     <div>
      Le village de Bustanicu se situe au centre de la micro-région du Boziu et est très riche de par son histoire: à l'origine de la révolution corse en 1723 contre l'occupation génoise, les habitants de Bustanicu se sont révoltés contre l'impôt Génois et ont impulsé la révolte des Corse contre Gênes.       <br />
              <br />
       Traversé par les fameuses voies romaines ,Bustanicu est aussi doté d'un site de découverte archéologique d'époque Romaine ou ont été découvert de nombreux vestiges de l'ère Romaine. Le christ classé de Bustanico en bois d'olivier et en peinture d'art  populaire ravira les amateurs ,ainsi que ses chapelles d'origine Romane. A l'instar des autres villages du Boziu , Bustanico  fait partie du berceau des chants polyphoniques corse .       <br />
              <br />
       La réouverture de l'Hôtel-Restaurant U Liccedu au hameau soprano        <br />
       est redevenu un lieu de préservation de la tradition des chants corses ,dans un cadre panoramique avec une vue imprenable sur les montagnes du centre Corse : pour les amateurs un site web est à votre disposition        <br />
       <a class="link" href="http://www.hotel-uliccedu.fr">www.hotel-uliccedu.fr</a>  qui vous permettra de revivre l'identité corse au grand air des montagnes du centre Corse
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corsicanova.com/Bustanico-Village-authentique-au-coeur-de-la-micro-region-du-Boziu_a243.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La carte du foot Mondial</title>
   <updated>2009-03-30T09:17:00+02:00</updated>
   <id>http://www.corsicanova.com/La-carte-du-foot-Mondial_a241.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2009-03-30T09:07:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe Spinetti</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Voici encore une carte originale élaborée par <a class="link" href="http://maps.i-spirit.fr">I-Spirit</a>. Cette fois, c'est la palmarès mondial du foot avec les vainqueurs de la Coupe du Monde, de l'Euro, de la CAN, de la Champion's League et de la Coupe de l'UEFA. Au niveau des clubs corses, le Sporting est présent grâce à sa finale de la Coupe de l'UEFA en 1978 et on trouve aussi le GFCOA!!!!! Je vous laisse chercher :)       <br />
              <br />
       <b>Pour copier la carte sur votre site ou blog, copiez le code dessous. NOUVELLE ASTUCE: pour centrer la carte sur une ville en particulier, remplacez "ajaccio" par la ville en question dans le code:</b>       <br />
              <br />
       <iframe title="I-Spirit/Foot" src="http://www.i-spirit.eu/foot/ajaccio.html" width="550" height="580" frameborder="0" scrolling="no" ></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corsicanova.com/La-carte-du-foot-Mondial_a241.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La carte des milliardaires dans le Monde</title>
   <updated>2009-03-20T11:12:00+01:00</updated>
   <id>http://www.corsicanova.com/La-carte-des-milliardaires-dans-le-Monde_a240.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2009-03-20T11:01:00+01:00</published>
   <author><name>Christophe Spinetti</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Forbes vient de publier le classement des milliardaires dans le Monde. Il n'y en a plus "que" 794 contre 1,125 l'année dernière. Et pas un seul en Corse :) I-Spirit, une webagency ajaccienne, vient de publier la carte interactive des milliardaires.     <div>
      <iframe title="Map Of The Week : I-Spirit/Forbes" src="http://www.i-spirit.eu/forbes/index.php" width="530" height="580" frameborder="0" scrolling="no" ></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">Pour publier la carte sur votre site ou blog, copiez le code ci-dessous:</span>       <br />
              <br />
       <iframe title="Map Of The Week : I-Spirit/Forbes" src="http://www.i-spirit.eu/forbes/index.php" width="550" height="580" frameborder="0" scrolling="no" ></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corsicanova.com/La-carte-des-milliardaires-dans-le-Monde_a240.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Bilan CULTURALI è INTRAPRESA DI BALAGNA / QUELS PARTENARIATS?</title>
   <updated>2009-01-12T09:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.corsicanova.com/Bilan-CULTURALI-e-INTRAPRESA-DI-BALAGNA-QUELS-PARTENARIATS_a231.html</id>
   <category term="Economie / Entreprises" />
   <photo:imgsrc>http://www.corsicanova.com/photo/imagette-1176359-1519528.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-01-12T00:00:00+01:00</published>
   <author><name>olivier.bianconi@laposte.net</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’article parut  dans le Corse Matin d’aujourd’hui  traduit en quelques lignes ce qu’il est ressorti de l’échange  qui réunissait vendredi dernier dans la citadelle de Calvi,  une quinzaine de représentants du milieu associatif culturel,  et d’acteurs de la vie entrepreneuriale en Balagne. ..      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.corsicanova.com/photo/1176359-1519528.jpg" alt="Bilan CULTURALI è INTRAPRESA DI BALAGNA / QUELS PARTENARIATS?" title="Bilan CULTURALI è INTRAPRESA DI BALAGNA / QUELS PARTENARIATS?" />
     </div>
     <div>
      La grande diversité et la qualité du travail fourni par les associations culturelles  n’est pas remise en cause par les professionnels,  mais le tissu économique micro-régional est fragile et ne dispose que de quelques  entreprises de plus de 20 salariés, ce qui dans l’état actuel limite la possibilité d’un mécénat orienté et d’envergure…          <br />
       De plus, les fonds alloués par les institutions publiques sont en baissent chaque année et mettent les associations en difficulté.  Il est à déplorer l’absence d’une véritable stratégie d’aide à la culture, sans prise de position claire, préfèrent le confort bourgeois d’une politique de saupoudrage. ..        <br />
              <br />
       Les débats animés par Jean François Rouchon, ont permis de mettre en évidence le fait que nos deux milieux ne se comprennent que peu, fait probable du manque de connaissance des aspirations, méthodes de travail et problèmes  que chacun rencontre de son coté.         <br />
              <br />
       Le préalable au partenariat souhaité est une prise de conscience  mutuelle de la réalité de chacun, et une réflexion commune sur le fond du problème : le choix d’un moteur économique pour la Corse.       <br />
              <br />
        Il est quand même surprenant aujourd’hui d’avoir encore  à se poser  cette question…  Des notions qui répondent à bons nombres de nos problèmes, comme le tourisme durable et équitable,   ne sont visiblement pas encore connues, et donc pas  prises en compte dans la réflexion de  certains. ..        <br />
       Leur vision dès lors ne peut  être que rétrograde, figée dans une réalité qui n’est plus celle de la majorité des jeunes entrepreneurs de l’ile, conscients  de l’importance d’un développement raisonné et durable pour la Corse.       <br />
              <br />
       Des initiatives comme celle portée par mon ami Jean-Pierre Pinelli qui propose de créer une association de mécènes regroupant des entreprises Balanines de plus de 20 salariés, afin de réaliser un tronc commun,  permettant chaque année le financement d’activités culturelles et d’évènements,  sont porteuses de sens et d’avenir pour notre microrégion.       <br />
              <br />
       Peut être le regroupement d’autres entreprises de moindres dimensions au sein d’associations du même type pourrait répondre de façon plus pragmatique à certains des problèmes que rencontre la culture.         <br />
       Je suis convaincu que sur les grandes lignes nous sommes d’accord, peut être ne le savons nous pas encore, d’autres réunions comme celle ci seront donc nécessaires afin de mieux nous connaître et mieux nous comprendre…       <br />
              <br />
       Le dialogue et au-delà ça,  le partenariat,  est plus que souhaitable,  de nos accords résultera  le progrès économique, social et culturel.       <br />
       Nos discordes ne peuvent quand à elles  que nous entrainer par le fond. ..        <br />
              <br />
       Olivier Bianconi       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corsicanova.com/Bilan-CULTURALI-e-INTRAPRESA-DI-BALAGNA-QUELS-PARTENARIATS_a231.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Création poétique et société</title>
   <updated>2009-01-08T09:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.corsicanova.com/Creation-poetique-et-societe_a226.html</id>
   <category term="Culture et Patrimoine" />
   <photo:imgsrc>http://www.corsicanova.com/photo/imagette-1068339-1354059.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-10-13T00:00:00+02:00</published>
   <author><name>norbert.paganelli@laposte.net</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La revue berbère Afrique du Nord a publiée, il y a peu de temps une interview de Norbert Paganelli,auteur d'Invistita,et animateur du blog portant le même nom (www.invistita .fr). Invistita est un recueil de poésies en langue corse comportant une traduction en langue française.      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.corsicanova.com/photo/1068339-1354059.jpg" alt="Création poétique et société" title="Création poétique et société" />
     </div>
     <div>
      Entretien avec Norbert Paganelli       <br />
       Poète, auteur de plusieurs ouvrages en langue corse       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Vous écrivez, en langue corse, des ouvrages de poésie…Pourquoi ?       <br />
              <br />
       Il ya deux questions dans votre interrogation …Tout d’abord : pourquoi écrire de la poésie alors que celle-ci n’a pratiquement aucune audience au sein de l’aire culturelle française ? Je vous répondrai qu’on ne choisit pas obligatoirement le vecteur de son expression. Je n’ai pas la fibre du romancier, pas celle l’essayiste, je ne chante pas, je danse plutôt mal, par contre, la poésie me séduit et, semble-t-il, séduit quelques lecteurs. Alors je ne me pose pas trop de questions, j’emprunte une voie qui m’est plus facile qu’une autre. La seconde question renvoie au véhicule utilisé : la langue corse. Je vous répondrai tout simplement que c’est la première langue qui soit parvenue à mes oreilles, c’est dans cette langue que j’ai appris à rire, à sourire, à crier ou à me plaindre. Ce n’est pas pour moi la langue de la pensée savante c’est celle de l’émotion, des faits bruts. Vous comprendrez aisément que c’est donc pour moi dans cette langue que la poésie se doit de s’exprimer.       <br />
              <br />
       Cette réponse est séduisante mais n’y a-t-il pas autre chose derrière cette volonté de s’exprimer dans une langue minoritaire ?       <br />
              <br />
       Oui, c’est évident ! La langue corse a été pendant des siècles la langue des petites gens, du bas peuple comme on disait à l’époque, c’était celle des bergers, des ouvriers agricoles, de tous les gagne petits. Les puissances qui ont dominé la Corse parlaient toujours une autre langue. Ceux qui n’étaient pas des gagne petits et jouaient souvent le jeu des puissances dominantes répugnaient à utiliser le corse préférant le toscan et ensuite le français.       <br />
       M’exprimer en langue corse c’est, pour moi, m’exprimer dans la langue des humbles, des sans grades, des exclus de l’Histoire. Ce fut longtemps une langue à qui fut refusé le statut de langue et je me sens naturellement porté vers elle afin de tenter de l’illustrer du mieux que je peux.       <br />
              <br />
       Après avoir été interdite dans les écoles, la langue corse est maintenant enseignée….       <br />
              <br />
       Oui, c’est exact. Il a fallu les tragiques événements d’Aléria, en 1975, pour que l’Etat admette une fois pour toute la légitimité de la revendication linguistique. Ceci étant dit, l’enseignement scolaire n’a pas débuté de suite, il a fallu former des maîtres, codifier l’orthographe, bâtir une pédagogie et ce n’est que quelques années plus tard que l’enseignement a véritablement commencé. Entre temps, le corse a décliné car beaucoup de ceux qui le parlaient naturellement sont partis.       <br />
              <br />
       Quelle est la situation de la langue aujourd’hui ?       <br />
              <br />
       Les études les plus récentes montrent que de nombreux adolescents possèdent les rudiments de la langue, sont capables d’écrire et de lire en corse mais, sur le plan de l’oralité, la langue recule. Par ailleurs, ceux qui la parlaient naguère la parlent mieux aujourd’hui, réussissent à l’écrire et à la lire mais au final il y a chaque année de moins en moins de personnes pour la parler véritablement       <br />
              <br />
       Pourtant le succès de la chanson en langue corse ne se dément pas …       <br />
              <br />
       Qui s’intéresse aux paroles des chansons ? Combien de personnes sont capables d’ « entendre » les paroles des chansons ? Le petit cercle des personnes de qualité qui écrivent les textes des chansons a quelques difficultés à masquer le désintérêt massif pour le « sens » des mots. Il ne faut donc pas se fier à l’apparence et bien comprendre que le succès médiatique de certains groupes est l’arbre qui cache malheureusement la forêt.       <br />
              <br />
       Il existe aussi une littérature en langue corse et on est parfois surpris de voir la qualité des textes qui paraissent souvent en édition bilingue…       <br />
              <br />
       C’est exact, mais sur ce point également mieux vaut être lucide : le nombre de personnes s’intéressant à la littérature en langue corse n’a pratiquement pas évolué depuis une trentaine d’année. Il y a aujourd’hui davantage de personnes qui écrivent mais pas obligatoirement plus de lecteurs…       <br />
              <br />
       Comment expliquez-vous cette situation       <br />
              <br />
       Je crois que c’est une situation générale qui peut s’analyser comme un recul de la chose écrite, un désintérêt tendanciel pour ces petits objets imprimés que l’on appelle les livres. Pourquoi acheter des livres ? Pourquoi lire ? Pourquoi être bousculé dans ses convictions et ses croyances par des « fous » qui écrivent et que d’autres « fous » éditent ? Ce que les plus horribles dictateurs n’ont pas réussi, la société de consommation va le réaliser : anéantir l’écrit  et en tout premier lieu l’écrit porteur de sens.       <br />
              <br />
       Le tableau que vous tracez est pessimiste…Il y a aussi de beaux succès de librairie….       <br />
              <br />
       Aujourd’hui on fabrique un livre comme on fabrique un paquet de lessive et cela marche. Il y a les livres de plage, les livres qu’on lit au coin du feu l’hiver, ceux qu’on peut lire dans les transports en commun. A grand renfort de publicité bien ciblée on peut arriver à vendre des livres et même à en tirer un profit substantiel mais parle-t-on bien de même chose en mettant tous les livres dans le même panier ? Les ouvrages qui aujourd’hui font la une des médias ne seront pas obligatoirement ceux qui seront retenus par l’Histoire. Ce phénomène n’est pas nouveau, il est simplement largement amplifié. A titre d’information, les Illuminations de Rimbaud furent imprimées à 300 exemplaires et seuls quelques exemplaires furent vendus (on a retrouvé le stock dans sa quasi intégralité….       <br />
              <br />
       Ce phénomène de marchandisation du livre et de la culture en général touche-t-il aussi la production en langue corse ?       <br />
              <br />
       Le système de production des biens culturels touche aussi la Corse et les livres en langue corse. Qu’on le veuille ou non il s’inscrit dans la logique d’un système dominant et fonctionne à peu près de la même manière avec ses maisons d’éditions incontournables, ses têtes d’affiche, ses relais médiatiques, ses clans et ses écoles…Oui il n’est pas inexact de dire qu’en Corse, la production littéraire emprunte une voie similaire à celle empruntée depuis bien longtemps pas le système global, ceci étant dit on ne peut que se réjouir de voir les ouvrages écrits en langue corse se vendre un petit peu. Comparé à d’autres régions où existe le même phénomène culturel, nous ne sommes pas trop mal placés.       <br />
              <br />
       Où est le salut pour cette culture minoritaire ?       <br />
              <br />
       Le salut est dans la résistance, La culture corse n’a pas été anéantie par des siècles et des siècles de dominations car elle résistait, elle s’opposait au modèle dominant. Curieusement,  c’est au moment où elle semble avoir quelques chances de s’épanouir, car les barrières les plus archaïques ont été levées, qu’elle semble s’étioler. Or il est pour moi manifeste qu’elle s’étiole parce qu’elle accepte les canons du monde marchand. J’ai appris à connaître la culture Kabyle avec laquelle notre culture a de nombreux points communs. L’un de ces points est une certaine propension pour une forme d’austérité.        <br />
       Ce n’est pas rien l’austérité… c’est même fondamental pour qui veut y réfléchir. L’austérité peut structurer une résistance farouche à tous les pièges de la société marchande.       <br />
       Mon ami, Marceddu Jureczek a écrit, en corse, un très beau livre sur ce thème L’Eloge de la pauvreté (U Vantu di a puvartà)  et il semble bien que l’une des planches de salut possible réside dans l’acceptation consciente et raisonnée d’un trait de caractère que nous a légué l’Histoire et qui est peut-être porteur d’avenir.       <br />
              <br />
       Revenons un peu sur votre propre production, quel message souhaitez-vous faire passer dans vos textes ?       <br />
              <br />
       Je pense très sincèrement que celui qui écrit de la poésie n’est pas obligatoirement le mieux placé pour parler de sa production. Celle-ci lui échappe en grande partie. A la différence du prosateur qui a une idée précise de la finalité de son discours, le poète est entrainé par un flot  qu’il ne maîtrise qu’imparfaitement et le maîtriserait-il, il cesserait alors d’être poète. Ceci étant posé, et j’ai parfaitement conscience que d’autres l’ont dit avant moi, il me semble que je souhaite indiquer que les choses humbles ont leur importance, que l’innocent est toujours un peu coupable ne serait-ce que de son innocence, que les galons et la vanité ne sont que des hochets pour amuser le temps et que le galet ou la figue ont bien des choses à nous apprendre. C’est une réponse de poète, je sais, mais en dire plus serait tenir un discours qui n’est pas le mien et qui n’apporterait aucune valeur ajoutée au débat.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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