Rebondissement à la desserte entre la Corse et le Continent

La SNCM et la CMN ont déposé, le vendredi 9 février, une offre commune face à leur rivale Corsica Ferries pour la desserte maritime de la Corse



Voici une nouvelle de taille, nous apprenons que les compagnies maritimes SNCM et CMN ont déposé, le vendredi 9 février 2007, une offre commune face à leur rivale Corsica Ferries pour la desserte maritime de la Corse au départ de Marseille. A savoir que seules deux offres ont été déposées auprès de l'Office des transports de Corse et que la délégation de service public pour cette desserte est attribuée pour la période 2007-2012 par la Collectivité territoriale de Corse (CTC). Celle-ci distribue les 95 millions d'euros de subventions annuelles de l'Etat accordées aux compagnies délégataires. Après une rupture qui avait fini devant les tribunaux l'an dernier, la SNCM et la CMN se sont finalement réconciliées le 26 janvier pour renouveler leur alliance dans la desserte maritime de la Corse. De son côté, Corsica Ferries a fait une offre, avec une mise en ligne de ses navires à la fin de l'été, pour desservir trois lignes entre Marseille et le sud de la Corse (vers Ajaccio, Propriano et Porto Vecchio).

La SNCM, l'ancienne compagnie publique privatisée en 2006, est le délégataire historique de la desserte de l'île, associée à la CMN. Mais la Corsica Ferries est devenue, depuis 2004, le numéro un du transport de passagers vers la Corse, aux départs des seuls ports de Toulon et Nice, mais aussi d'Italie. En décembre, le Conseil d'Etat avait annulé la procédure d'appel, pour des motifs essentiellement liés à la forme des offres proposées par les trois compagnies. L'actuelle DSP a été prorogée jusqu'au 30 avril à la suite de la décision du Conseil d'Etat. C'est donc fin avril que la Collectivité territoriale devra se prononcer sur les nouvelles offres, à l'issue d'un vote de l'Assemblée de Corse.

L'enjeu de cette desserte est aussi social car si la Corsica Ferries l'emportait, la SNCM et ses 2.400 salariés serait très certainement en mauvaise posture.

Il réside quelques problématiques à cela:
Que va devenir la desserte de la Corse s'il n'y aura qu'une seule compagnie pour l'effectuer ?
Et les Prix des transports ?


Jeudi 15 Février 2007
Jean-Paul Mistrali
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1.Posté par Chtef le 19/02/2007 15:39
je suis ni pour ni contre...bien au contraire.

La SNCM mérite de mourir pour tous les sales coups qu'elle nous fait chaque été, mais Corsica Ferries ne mérite pas un monopole...
Ainsi l'auteur de cet article pourrait peut etre approfondir son point de vue tout en argumentant un maximum afin que nous puissions suivre cette affaire de plus près et avoir une vision aussi limpide que réfléchie....




2.Posté par Jean-Paul Mistrali le 20/02/2007 15:03
Et bien c’est bien problématique, effectivement la SNCM est une société qui pose problème de par ses grèves, ses tarifs prohibitifs, son offre de service. Il est vrai que face à ces quelques constatations nous pouvons être tentés de nous demander si cette desserte qui lui avait été accordé devrait être reconduite.
Mais qu’adviendra-t-il alors de la desserte si cette société venait à disparaître ?
Premièrement la Corsica Ferries deviendrait la seule société à faire cette desserte, donc elle pourrait prodiguer des prix haussiers monopolistiques, comme la CCM
Qu’adviendra t-il des salariés ?
Ils iront grandir le chômage insulaire Corse, car la Corsica Ferries emploie des salariés dont la grande majorité est Italienne et dont le salaire est bien inférieur aux salaires de la SNCM.
Donc que faire pour remédier à cette situation, risquer d’avoir une seule société à faire la navette ou accepter de continuer avec la SNCM et ses spécificités.
Je suis preneur de toute solution.

3.Posté par un usager fréquent et exaspéré le 26/02/2007 17:12
De mon point de vue, la concurence présente toujours un avantage si elle est menée dans les rêgles l'art, c'est à dire sans pression, ni menace, ni influence ou autre intéret. D'autre part il faudrait qu'a la SNCM comme dans beaucoup d'autres entreprises insulaires, on arrête de considérer le commerce comme étant un due et que les clients sont, de toute façon, obligés de se plier à leurs conditions. C'est ce que l'on constate éaglement dans la restauration et l'hotelerie ou souvent rien, ou bien peu, est fait pour séduire et satisfaire les clients, mais la c'est un autre sujet.
Pour en revenir au sujet, je pense que concurence + volonté de compétitivité + recrutement séléctif font la meilleure recette pour la satisfaction des usagers.

4.Posté par Christophe le 27/02/2007 15:10
Comme on peut le voir dans l'article concernant l'économie corse, la concurrence peut être la meilleure des choses pour notre île. Tant au niveau des dessertes maritime qu'aérienne. Car en plus du service client qui laisse à désirer, les tarifs sont excessivements élevés.

5.Posté par Philippe le 01/04/2007 06:21
Je partage l'exaspération des précédents messages : plus vite la SNCM rejoindra les poubelles de l'histoire, mieux nous nous porterons. A l'évidence aussi, un monopole de la Corsica Ferries serait inquiétant. En résumé, nous sommes tous d'accord pour critiquer sur le fond l'appel d'offre de délégation de service public.
Quelqu'un pourrait-il m'aider à comprendre pourquoi aucun politique corse n'a le courage de constater que la SNCM n'a jamais dans son histoire rempli ses obligations de service public ? Pourquoi aussi la Collectivité Territoriale de Corse s'arqueboute sur une position de "délégation de monopole" et ce jusqu'en 2012 ?

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