Les trous de mémoire de l'histoire française...
Il y a quelques jours, je relisais un manuel scolaire d'histoire afin de parfaire ma culture défaillante en ce domaine et quelle ne fut pas ma surprise en apprenant que Bayeux était la première ville française libérée, le 7 juin 1944. Moi qui croyais naïvement que la Corse s'était libérée du joug de l'armée allemande en Octobre 1943, je décidais alors d'éclaircir cette affaire en naviguant sur Internet.
Discours du Général De Gaulle : "Nous devons sur le champ tirer la leçon qui se dégage de la page d'histoire que vient d'écrire la Corse française. La Corse a la fortune et l'honneur d'être le premier morceau libéré de la France." Il est tout de même honteux que l'on trouve encore dans les livres d'ecole, plus d'un demi-siècle plus tard, un tel affront pour la mémoire des gens qui se sont battus et qui ont réussi à vaincre, au prix d'innombrables pertes humaines et sans l'aide anglo-américaine, les allemands. De plus, on ne trouve aucune ligne sur Pascal Paoli, tout de même initiateur de la Constitution de 1755, qui fit de la Corse le premier Etat démocratique d'Europe dont Rousseau fait allusion dans son Contrat Social : "Il est encore en Europe un pays capable de législation ; c'est l'Île de Corse." Cette Constitution fondée sur la séparation des pouvoirs, le suffrage universel et le droit de vote pour les femmes (autorisées en France en 1945...) inspira par ailleurs très largement la Constitution des Etats-Unis d'Amérique. Quel intérêt peut bien avoir l'Education Nationale à ne pas mentionner ces vérités historiques que la jeunesse apprenante est en droit d'exiger ? Lundi 12 Février 2007
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